Les multirécidivistes, ça suffit !


« Combien temps va-t-on tolérer qu’un individu, condamné à la perpétuité, parce qu’il a tué, ressort 13 ans après, pour retuer ? » a-t-il lancé et de demander que des mesures urgentes soient prises pour lutter efficacement contre la récidive.

Ainsi, il préconise :

- « d’associer un représentant des associations de victimes aux décisions de remise en libération conditionnelle » afin que ce ne soient plus simplement « les magistrats qui décident ». « Les victimes on leur mots à dire quand on relâche les assassins, des criminels ou des délinquants ».

- de supprimer le sursis et l’aménagement de peine lorsqu’il s’agit d’un multirécidiviste : « policiers et gendarmes en ont assez de courir pour arrêter les mêmes (…). Il faut prendre des mesures pour que ceux, qui ne comprennent pas, comprennent enfin ».

- enfin, mener une réflexion sur la responsabilité des juges car enfin « Est- qu’il peut exister un pouvoir, le pouvoir des juges sans responsabilité ? ». Pour le président de l’UMP, « la responsabilité des juges doit être posée, lorsqu’une erreur d’appréciation conduit à un meurtre et une famille au désastre le plus total ». « Une décision qui conduit à ce qu’une femme, qui fait son jogging, soit assassinée, je n’appelle pas çà une faute, mais un drame qui nous appeler à réagir et pour une fois à agir » a-t-il déclaré, estimant le devoir de tout homme politique de poser les vrais questions.

« Je le confirme : mon devoir est de nettoyer la cité des 4000 » !

« Le verbe nettoyer a choqué les gens qui n’ont jamais mis les pieds dans cette cité. Cela n’a pas choqué les habitants » a déclaré le président de l’UMP, interrogé sur les critiques qu’avait suscité son propos lors de sa visite à la cité des 4000 de la Courneuve.

« Certains responsables politiques, bien au calme, bien au chaud, qui ne connaissent pas les problèmes d’insécurité, sont choqués par une expression que tout le monde emploie, moi, je suis choqué par la mort d’un enfant de onze ans » a-t-il fait valoir relevant avec force que « les plus pauvres et les plus démunis de nos compatriotes ont, eux aussi, besoin de sécurité ».

« Pourquoi l’Etat tolère ce que nous tolérions nul par ailleurs ? » a-t-il lancé à l’adresse des professionnels de la pensée unique, « qui depuis 30 ans, décrivent les phénomènes de la violence les bras croisés et abandonnent nos compatriotes les plus exposés à des situations intolérables ».

Pour le président de l’UMP, « une des leçons du 29 mai, c’est que les Français ne supportent plus d’avoir une classe politique, qui emploient des mots que personne ne comprend » et de déplorer le trop grand décalage qui existe entre ce que vivent les Français et le discours politique.

« J’ai été nommé ministre de l’Intérieur pour combattre les phénomènes pas pour les commenter » a-t-il déclaré avant de confirmer une nouvelle fois son intention « de nettoyer la Cité des 4000 des trafics et des trafiquants ».

Le ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire retournera dans les prochains jours à la Cité des 4000 rencontrer la population.