Imaginer une alternative


En préambule de son intervention, le président de l’UMP a rendu un hommage appuyé au travail de la majorité et des gouvernements successifs de Jean-Pierre Raffarin et de Dominique de Villepin. Et de louer un certain nombre de ses succès comme la réforme des retraites, la baisse du chômage, un taux de croissance qui fait envie en Europe, une politique de l’immigration qui sert désormais de référence.

Forte de bientôt plus de 300 000 adhérents, « l’UMP a réussi le pari d’être devenue un mouvement populaire ». Elle doit demain « proposer une autre alternative, une autre espérance, une autre façon de faire » a affirmé Nicolas Sarkozy. Et de relever que depuis 1981, « pas une majorité (de droite ou de gauche) ne s’est succédée à elle-même ». « La continuité n’a jamais été la voie du succès » a-t-il poursuivi. L’UMP doit « assumer son bilan », « mais en même temps proposer une autre alternative » a-t-il assuré. Et d’appeler chacun à ne pas « s’incliner devant la pensée unique » et « ne pas avoir peur d’affronter des sujets tabous ». En 2002, « le grand débat sur les grands sujets » a été occulté « par la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle » et « nombre de sujets n’ont pas été tranchés » a-t-il une nouvelle fois déploré.

Pour le président de l’UMP, l’élection présidentielle de l’année 2007 « sera comparable au rendez-vous électoral de 1958, où il s’était agi de nouvelles institutions, d’une nouvelle politique sociale » (…). « Un enjeu absolument majeur » devant lequel il a exhorté les élus de l’UMP à faire preuve « d’audace » et « d’ouverture ».

Il a indiqué que l’UMP se conformerait au calendrier approuvé par son bureau politique du 5 décembre 2005 pour la désignation de son candidat et confirmé la tenue du congrès à la mi-janvier 2007. A l’UMP, « je voudrais que chacun comprenne qu’on aura besoin de tout le monde. Tout le monde ne sera pas candidat, mais ceux qui ne seront pas candidats, on aura besoin d’eux pour gagner la campagne » a-t-il lancé.

« Je ne veux pas me résoudre à ce que la France perde encore cinq années avec un gouvernement socialiste (…) Nous n’avons pas le droit d’échouer » a-t-il ajouté. Et de conclure : « aujourd’hui plus que jamais, j’ai besoin de vous ».