Réformer pour construire


Devant les cadres de l’UMP, Nicolas Sarkozy a affirmé sa double volonté de poursuivre son action au service des Français et de créer les conditions d’une victoire de l’UMP en 2007, en faisant le choix d’incarner le camp de l’audace, du changement, du mouvement.

« Peut on rassembler les Français autour d’un principe aussi audacieux que celui de la réforme ? » C’est sur ce thème que 2000 cadres de l’UMP ont planché le samedi 13 mai lors d’un débat émaillé de témoignages et d’échanges.

A moins d’un an des échéances présidentielles, Nicolas Sarkozy a appelé l’UMP à « incarner le camp de l’audace, du changement, du mouvement », en « portant haut les valeurs qui sont les nôtres » tout en refusant « d’être caricaturé ».

Il entend que l’UMP soit « la grande force politique au service de la lutte contre les inégalités » qui sera à même de « proposer la construction d’une nouvelle synthèse (…) entre le capital et le travail, entre l’Etat et le marché, entre la justice et l’efficacité, entre la protection et la flexibilité, entre la fidélité à soi-même et l’ouverture au monde. Synthèse, finalement, entre l’amour de la France et le respect des autres cultures ».

La réforme que propose l’UMP « doit porter en elle la promesse d’un avenir meilleur » pour tous : « C’est la France que nous voulons représenter, incarner, entraîner »

Revenant sur l’affaire Clearstream, il a exprimé sa totale confiance dans la justice pour connaître la vérité, tout en affirmant son intention de continuer son travail au sein du gouvernement au service de la sécurité des Français. « Je le dois aux Français qui souffrent de l’insécurité. Je les dois à la majorité qui m’a donné les moyens de cette politique et qui m’a toujours soutenu » a-t-il lancé. « On ne sert pas son pays en ajoutant une crise à la crise (…) Je veux simplement être un jour celui qui, en votre nom, incarnera la rupture pour construire une nouvelle espérance pour la France ».

En clôture de son discours, il a appelé les cadres de l’UMP à faire leurs, cette citation de Clémenceau : « en politique, il faut d’abord savoir ce que l’on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut enfin l’énergie de le faire ».