Guy Drut s’était fait excuser, hier, à la convention de l’UMP sur le sport. Son amnistie était présente dans toutes les conversations. Mais pour les élus UMP, le mot «amnistie», appliqué à un homme politique, est une bombe. «Nos électeurs n’arrêtent pas de nous interpeller», signale l’un d’entre eux. Ceux qui plaident pour un départ rapide du gouvernement du patron de l’UMP sont convaincus que le moment est venu.
Selon eux, la cohabitation n’est, décidément, plus possible, entre un président de la République de plus en plus «en fin de règne» et le futur candidat, censé incarner la rupture.
Car l’entourage de Nicolas Sarkozy le redit sans arrêt : leur champion est le garant de l’unité de la majorité. Son départ ne peut se faire que sur un élément tangible. Par exemple : si Jean-Louis Gergorin, interrogé hier par la brigade financière, «désignait Villepin comme son donneur d’ordres dans l’affaire Clearstream».