En déplacement en Lorraine, les 27 et 28 octobre, le président de l’UMP a souligné l’urgence de « renforcer les garanties offertes aux salariés face aux multiples risques professionnels » et proposé d’instituer « la Sécurité sociale professionnelle ». Lors d’une réunion publique à Pont-à-Mousson, il a réaffirmé son engagement de donner la parole aux adhérent(e)s pour désigner, en toute transparence, le candidat de leur choix aux futures élections.
Jeudi 27 octobre, à l’occasion d’une visite au centre de recherche Arcelor à Maizières-les-Metz, première étape d’un déplacement de deux jours dans la région Lorraine, le président de l’UMP a appelé à « inventer la protection sociale du salarié du XXIe siècle » afin de « renforcer les garanties offertes aux salariés face aux multiples risques professionnels en instituant la Sécurité sociale professionnelle ».
Pour cela, il a prôné une réforme de l’emploi et de la protection sociale, inspirée du modèle des pays scandinaves et basée sur « une plus grande flexibilité». Et de réitérer la proposition de l’UMP formulée lors de sa convention sociale de substituer aux contrats de travail actuels (CDD et CDI) un contrat de travail unique dont « les droits sociaux augmenteraient en fonction de l’ancienneté de l’employé ».
Les droits attachés à une « Sécurité sociale professionnelle » porteraient sur « une indemnisation généreuse en contrepartie d’un contrôle assidu de la recherche d’emploi » et sur « un accès à la formation professionnelle tout au long de sa vie ».
Pour gérer ces droits, l’ANPE et l’UNEDIC seraient fusionnées pour créer un « service public de l’emploi » dont les ressources supplémentaires nécessaires à son fonctionnement seraient financées par une taxe acquittée par les entreprises qui recourent beaucoup au licenciement.
Immigration illégale: les employeurs paieront le billet retour
Devant les élus locaux, réunis à Freyming-Merlebach (Moselle), le ministre de l’Intérieur a annoncé l’augmentation des places dans les centres de rétention administrative (lieu où séjournent les immigrés sans papiers avant d’être reconduits à la frontière) pour passer d’un millier aujourd’hui à 1.800 en 2006, à 2.540 en 2007 et à 2.880 en 2008.
Il a par ailleurs confirmé sa proposition de faire supporter la charge financière d’un retour à la frontière aux entreprises qui font travailler des immigrés en situation irrégulière. Ainsi, « les employeurs indélicats devront payer une commission forfaitaire de l’ordre de 5.000 à 10.000 euros par travailleur clandestin ».
Un mouvement politique qui réfléchit et qui innove
Lors d’une réunion publique à Pont-à-Mousson, il a réaffirmé son engagement de faire de l’UMP « une formation politique démocratique comme il en existe en Angleterre, en Allemagne ou en Espagne » et posé comme règle l’ouverture au débat.
« Je suis celui qui a décomplexé la droite républicaine, je ne serai pas celui qui la caricaturera » a-t-il lancé faisant valoir « qu’un mouvement politique qui réfléchit et qui innove, c’est la martingale gagnante » !
L’UMP, c’est aujourd’hui « 180.000 adhérents », c’est chaque jour « 500 à 700 personnes » qui vont le choix de nous rejoindre pour« devenir des acteurs de la politique nationale ». Evoquant le mode de désignation des candidats aux futures élections, il a rappelé que ce sont les adhérent(e)s qui désigneront, en toute transparence, « le meilleur » avant d’insister : « il n’y a pas de candidat obligatoire mais des candidats qui méritent la candidature ».