Pour Nicolas Sarkozy, la mort inacceptable d’un enfant « ne saurait être un sujet de polémique » et de s’interroger : « comment, dans la République, à cinq minutes du centre de Paris, des individus sans scrupules peuvent-ils se tirer dessus et tuer un petit enfant de 11 ans qui nettoyait la voiture de ses parents ? ».
Puis il a rapporté les propos des habitants de la Courneuve, lors sa visite à la cité des 4000, où tous luit ont dit : « ce n’est pas parce que nous sommes plus pauvres que les autres que nous avons moins besoin de sécurité, ce n’est pas parce que nous vivons dans des quartiers délaissés que la République ne doit pas s’occuper de nous. »
Ces femmes et ces hommes de la cité des 4000 lui ont demandé également : « monsieur Sarkozy, il faut nettoyer le quartier des trafics et des trafiquants. ».
Accusant la gauche d’avoir oublié le peuple et sous-estimé pendant tant d’années la gravité de l’insécurité, il s’est engagé « à mener tous les jours, avec l’accord du Premier ministre, les opérations de police nécessaires » pour rétablir l’ordre public là où c’est utile.
« Je reviendrai à La Courneuve la semaine prochaine pour rencontrer les jeunes et jeter les bases d’une politique de prévention » a-t-il assuré et « nous recommencerons chaque fois qu’il le faudra » car « ce sont les bonnes consciences qui acceptent l’inacceptable et sont choquées par les mots qui, depuis vingt-cinq ans, font le lit d’une extrême-droite scandaleuse ! »
Le président de l’UMP a reçu le soutien appuyé du Premier ministre Dominique de Villepin et des parlementaires de la majorité, qui ont rappelé unanimement l’urgence de rétablir l’ordre et la sécurité.
« Il n’y a pas de raison qu’il y ait deux poids deux mesures dans notre pays, qu’il y ait des quartiers dans lesquels la sécurité est assurée et des quartiers où elle le soit moins bien » a déclaré Dominique de Villepin lors de son intervention sur France 3, mercredi 22 juin.
Pour Thierry Mariani, député UMP du Vaucluse, « quand un gosse qui passe par là se prend une balle et se retrouve à la morgue, je crois effectivement qu’il faut nettoyer par moment certaines cités de certains problèmes ».
« Nicolas Sarkozy a eu raison de vouloir agir de manière déterminante. Et pour montrer sa volonté, il faut prendre un vocabulaire fort » a-t-il ajouté.
Eric Raoult, ancien ministre de la Ville et député de la Seine Saint-Denis, estime qu’il faut être « intraitable vis-à-vis de ceux qui vivent de la drogue » tout en saluant la réactivité du ministre de l’Intérieur, présent dès le lendemain sur les lieux du drame.
Le vice-président de l’Assemblée nationale a dit « préférer qu’il y ait dans ces quartiers des leaders, pas des dealers » et de renvoyer la gauche à son triste bilan dans un domaine où les chiffres parlent d’eux-mêmes : « quand on a un ministre de l’Intérieur qui s’appelle aujourd’hui Nicolas Sarkozy et hier Dominique de Villepin, ils sont plus efficaces que quand il y avait l’ancien ministre socialiste Daniel Vaillant ».
Pour Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, « faire un procès d’intention sur les mots, cela commence à poser un gros problème à la liberté d’expression qui précède le droit d’agir » avant d’approuver le choix de Nicolas Sarkozy d’employer les mots qu’il convient pour rétablir la confiance.
Le député UMP de la Haute-Savoie « revendique la liberté de choisir les mots lorsque l’on parle et également pour les pouvoirs publics la liberté d’agir lorsque les citoyens en ont un besoin pressant ».