"Totalement et complètement" engagé dans la campagne du oui


Invité le 1er mai du journal de 20 heures sur France 2, Nicolas Sarkozy a rappelé que son engagement « total et complet » s’appuyait sur une conviction profonde : Le oui, c’est une chance d’avoir une Europe qui nous défende mieux, une Europe plus efficace, une Europe où la France aurait une place plus importante ».

Le président de l’UMP s’est déclaré satisfait de « la mobilisation en faveur du oui de l’électorat de la droite et du centre, et notamment de l’UMP. On a réussi à faire comprendre aux Français que le non c’était l’immobilisme et que le oui c’était le changement ».

Pour lui, «Si la France vote oui, la France reprend le leadership en Europe parce que notre pays sera le seul des grands pays européens, en 13 ans, à avoir à deux reprises demandé son avis au peuple. En revanche, si on vote non, on sera à la dernière place». Il a rappelé l’histoire du couple franco-allemand et son importance politique et économique en Europe : « Cela fait 60 ans que nos deux pays essaient de construire un avenir en commun. Si la France disait non et l’Allemagne disait oui, ce serait une responsabilité historique. »

Enfin, le président de l’UMP a dénoncé l’absence de projet pour l’Europe des tenants du non : « Quand on voit que Jean-Marie Le Pen et la responsable du Parti communiste disent la même chose, il n’y a quand même pas de quoi être rassuré. Si c’est eux qui nous recommandent de regarder dans la même direction l’avenir, moi je n’ai pas envie d’y aller »

Interrogé sur la journée de solidarité, il a déclaré qu’il ne comprenait pas « la polémique ». Il a justifié cette mesure « On va vivre plus longtemps, donc, ça va coûter plus cher, il faut de l’argent pour les personnes âgées et pour les handicapés qui en ont bien besoin ». « Mais qui peut croire une seconde qu’on peut donner davantage de politique sociale, distribuer davantage d’avantages sociaux en travaillant moins ? Qui peut penser que la France serait le seul pays au monde où on pourrait distribuer plus en travaillant moins? ». Il s’est adressé directement aux manifestants : « vous voulez du pouvoir d’achat en plus, je le comprends. Mais qui peut penser qu’on va vous donner du pouvoir d’achat en plus en travaillant moins? Ca, c’est un mensonge. Le problème de la France, c’est qu’il faut mieux récompenser le travail, mieux considérer le travail ».