Dans le cadre de son déplacement de deux jours dans la région Languedoc-Roussillon, Nicolas Sarkozy a rencontré, mercredi 13 avril, à Perpignan, des buralistes.
Soucieux de répondre à l’inquiétude légitime exprimée par ceux qui sont touchés de plein fouet par la concurrence des pays frontaliers comme l’Espagne, où le tabac est vendu moins cher qu’en France, le président de l’UMP s’est engagé à demandé au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour assurer l’activité de ces commerces de proximité.
Ainsi, il a souhaité que « les importations de cigarettes soient limitées à 200 unités (deux cartouches par personne) contre 800 actuellement » et que la notion de « département frontalier » soit élargie aux départements se trouvant sur les grands axes de communication (comme c’est le cas dans le département des Landes).
Devant ceux qui ont fait part de leur intention de voter non au référendum, Nicolas Sarkozy les a exhorté à ne pas tomber dans un vote d’humeur.
« La colère ne doit pas vous inciter à vous tirer une balle dans le pied. Si vous votez non, vous garderez l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui, celle dont vous ne voulez pas » a affirmé le président de l’UMP.
« Qui vous demande de dire non ? Le Pen, Laguiller, Emmanuelli ! Pensez-vous qu’ils puissent faire quelque chose pour vous ? » a-t-il ajouté.
L’ancien ministre de l’Intérieur a tenu à rappeler les dispositions qu’il avait prises en faveur des buralistes à travers la mise en place des « contrats d’avenir » pour assurer leur sécurité et lutter contre les trafics et la contrebande.
Des mesures qui ont permis à 58% d’entre eux d’augmenter leur chiffre d’affaires en 2004.
Un moratoire de six mois sur la fermeture de tous les services publics
Au Canet-en-Roussillon, à l’occasion d’une rencontre avec les maires des petites communes, Nicolas Sarkozy a demandé un « moratoire de six mois sur la fermeture de tous les services publics, le temps pour les élus de réfléchir « à une carte des services publics équilibrée et adaptée aux départements ».
Pour le président de l’UMP, « cette proposition est totalement cohérente avec le discours sur la réduction des déficits publics » qui doit s’accompagner d’un dialogue entre les élus.
« Nous n’avons pas un discours assez offensif concernant la Fonction publique » a-t-il déploré.
Accusant « la gauche d’avoir paupérisé la fonction publique en augmentant les effectifs sans avoir les moyens de les payer », il a suggéré de ne pas remplacer tous ceux qui partent à la retraite « afin de payer mieux les autres » soulignant « qu’à force de protéger chacun, on finit par pénaliser tout le monde ».