L’épouse du président français Nicolas Sarkozy, Cécilia, a rendu la carte bancaire de la présidence «pour éviter toute polémique» avant une refonte des règles de transparence de l’Elysée, a indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement.
Le journal d’investigation Le Canard Enchaîné avait révélé la semaine dernière l’existence de cette carte, amenant le député René Dosière, apparenté au parti socialiste (opposition), à interroger dans une question écrite le premier ministre François Fillon.
M. Fillon a qualifié mercredi, sur la radio RMC Info, de «petits débats très mesquins» la polémique naissante, assurant que «personne à l’Elysée n’utilise des cartes de crédit pour des besoins personnels».
«Comme auparavant les précédentes épouses des présidents de la République, Cécilia Sarkozy a des frais de représentation», a déclaré le porte-parole Laurent Wauquiez, interrogé lors du compte rendu du Conseil des ministres.
«Pour des raisons à la fois de facilité de paiement et de traçabilité, une carte bancaire lui avait été affectée, carte bancaire qu’en un mois et demi elle n’a utilisée que deux fois pour deux invitations à déjeuner», a-t-il expliqué.
Nicolas Sarkozy «a émis le souhait que le budget de l’Elysée soit soumis à des règles de transparence et de contrôle plus contraignantes», considérant que ces règles «font partie des critères d’une démocratie irréprochable».
«Pour éviter toute polémique» et dans l’attente «d’une amélioration de la transparence du fonctionnement de l’Elysée», Cécilia Sarkozy «a rendu sa carte», a ajouté le porte-parole.
Selon la présidence, Mme Sarkozy a rendu sa carte il y a environ une semaine, au moment de la publication de l’article du Canard Enchaîné.
L’hebdomadaire avait affirmé que les factures réglées par Mme Sarkozy pour les deux déjeuners s’étaient élevées à 129 et 272 euros, sommes confirmées par la présidence.
Les sommes ainsi dépensées étaient directement débitées sur le compte du Trésor public par lequel transite le budget de la présidence, selon le Canard.
Le porte-parole du gouvernement a affirmé qu’auparavant les dépenses faites par les «Premières dames» étaient réglées par leurs officiers de sécurité.