Sauf surprise de dernière minute d’ici à dimanche soir, Nicolas Sarkozy a désormais les mains libres pour briguer le soutien de l’UMP en vue de la présidentielle de 2007. Après Rachid Kaci, président de la Droite libre, et Christine Boutin, tous deux ralliés au ministre-candidat, Michèle Alliot-Marie a mis fin au mince suspense, hier matin, en officialisant son refus de participer à des primaires dans une interview à « Sud Ouest ».
Le président de l’UMP, qui sollicitera l’avis des 327.000 adhérents, devrait donc selon toute vraisemblance obtenir un véritable plébiscite le 14 janvier. Mais la route n’est pas totalement dégagée pour autant, en raison notamment des candidatures hors du parti. Officiellement, seul Nicolas Dupont-Aignan est déclaré, mais « MAM » a laissé encore planer le mystère sur ses intentions, indiquant « réfléchir » à cette hypothèse dont elle a « très envie ». Un scénario toutefois jugé peu crédible à l’UMP. « Je ne peux imaginer qu’elle puisse faire cela. Il n’y a pas d’espace politique pour deux candidats issus de l’UMP au 1er tour », a expliqué Xavier Bertrand, ministre de la Santé.