Sarkozy veut éviter un autre "tsunami" politique en 2007


Nicolas Sarkozy affirme que son action contre l’insécurité peut aider à combattre le Front national et éviter que se reproduise le « tsunami politique » de l’élection présidentielle de 2002.

« En parlant des problèmes, en agissant pour trouver des solutions, il n’y a aucun risque de faire monter (le FN) mais au contraire toutes les chances de le faire descendre », affirme le ministre de l’Intérieur et président de l’UMP dans un entretien à paraître dans le Journal du dimanche.

« C’est justement parce que pendant des années les républicains ont eu peur de parler des questions qui préoccupent les Français que la France s’est dotée de l’extrême droite la plus forte d’Europe. Beau résultat », ajoute-t-il.

Au premier tour de l’élection présidentielle de 2002, le président-candidat du FN, Jean-Marie Le Pen, était arrivé devant celui du Parti socialiste, Lionel Jospin, se qualifiant pour le deuxième tour au détriment du Premier ministre sortant de gauche.

« Qu’on ne vienne pas me reprocher de tenter d’apporter des réponses au tsunami politique de 2002. Si certains l’ont oublié, pas moi ! », dit Nicolas Sarkozy dans le JDD.

Dans le même quotidien, François Fillon, proche de Nicolas Sarkozy, affirme que ce dernier « répond à l’attente de millions de Français qui veulent que ça change et qui attendent des actes ».

« Ceux qui votent Le Pen doivent savoir que leur choix est une impasse. Nous devons les convaincre un par un », ajoute l’ancien ministre.

Nicolas Sarkozy répond aussi à ceux qui ont dénoncé la médiatisation des récentes interventions policières aux Mureaux et aux Tarterêts, dans la banlieue parisienne.

« La vérité, c’est que je fais mon travail, tout simplement ! », dit le ministre, qui affirme qu’il se serait « bien passé » de la présence de la presse.

« Les journalistes présents aux Mureaux savent bien que ce n’est ni mon cabinet, ni la direction générale de la police qui les ont prévenus », ajoute-t-il.