Au service de la sécurité des Français


Invité du journal de France 2, Nicolas Sarkozy a rappelé l’objectif qui le guide au sein du gouvernement : la sécurité des Français. Dans la lutte contre la délinquance sexuelle et sa récidive, le ministre de l’Intérieur a annoncé des mesures pour que « plus jamais, un monstre ne soit installé aux côtés de petites victimes », évoquant le meurtre du petit Mathias.

Nicolas Sarkozy a annoncé des mesures fortes pour lutter contre la délinquance sexuelle et sa récidive. Parmi elles, figure l’obligation « pour un délinquant sexuel qui sort de prison de suivre un traitement », de « pointer tous les mois au commissariat ou à la gendarmerie de son domicile » afin de pouvoir le localiser et le contraindre, « chaque fois qu’il effectue un déplacement de plus d’une semaine de dire où il va ». Autre point soulevé par le ministre de l’Intérieur, celui des « délinquants anciens », c’est-à-dire tous ceux pour lesquels la nouvelle loi (qui a instauré notamment un fichier des délinquants sexuels) ne s’applique pas, du fait du principe de la non-rétroactivité de la loi. (L’individu suspecté d’avoir assassiné et violé le petit Mathias n’était pas dans les fichiers des délinquants sexuels malgré sa condamnation à deux reprises pour pédophilie en 1983 et en 1989). Il a demandé qu’on déroge à cette exception concernant « les délinquants sexuels anciens »

Sur le thème de l’immigration, dont le projet de loi sera voté à l’Assemblée nationale mercredi, il a défendu une politique volontariste. « Il faut en finir avec la langue de bois: on ne peut pas continuer dans la situation que nous connaissons aujourd’hui ». « Pourquoi la France serait le seul pays au monde qui ne puisse décider librement de qui a le droit de venir chez nous et qui n’est pas le bienvenu », à l’instar de nombreux pays commme les Etats-Unis, le Canada, l’Allemagne, l’Angleterre ou les pays du Nord de l’Europe s’est-il interrogé.

Répondant aux critiques sur la fuite des cerveaux, venant notamment du président sénégalais Abdoulaye Wade, sur le concept d’’immigration choisie, il a clairement expliqué « qu’il ne s’agit pas de piller les élites des pays en voie de développement mais d’accueillir en France des gens pour qui on a un travail et non pas des gens qui vont s’entasser dans des taudis pour qu’en pleine nuit il y ait des incendies et des morts comme cet été à Paris ». « On ne peut plus continuer à accueillir en France tout ceux qui veulent venir et à qui nous n’avons ni logement ni travail à offrir » a-t-il lancé et d’indiquer qu’il se rendra au Mali et au Bénin pour expliquer la nouvelle politique de la France en matière d’immigration.

Revenant sur l’affaire Clearstream, et la motion de censure déposée par le Parti socialiste, le président de l’UMP a déclaré : « ce n’est ni monsieur Hollande, ni monsieur Bayrou ni personne qui dira la vérité. La vérité sera dite par les juges » ! Et de réaffirmer une nouvelle fois sa confiance dans la justice pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Interrogé sur le vote du président de l’UDF, il l’a qualifié de « non évènement » : « depuis quatre ans, il ne vote quasiment rien. C’est son droit le plus absolu, ça ne change rien au travail que nous avons à faire au service des Français ». « Quand à François Hollande » , qui vient donner « des grandes leçons d’entente », il l’a invité à s’occuper « de Fabius, de Strauss-Kahn et de tous les autres ». Et d’ironiser : « il a beaucoup de travail au sein du Parti socialiste » !