Présidentielle : Sarkozy répond à Chirac


« Je participe au débat politique. Il y a des échéances qui auront lieu dans 16 mois, il ne faut pas se précipiter mais il faut aussi ne pas être naïf: le débat doit prospérer dans une démocratie », a déclaré sur TF1 le ministre de l’Intérieur et président de l’UMP. « C’est plutôt bien d’avancer de nouvelles idées, de poser des thématiques, d’essayer de créer un dialogue avec les Français », a ajouté M. Sarkozy, rappelant que le débat de la présidentielle de 2002 « n’a pas pu avoir lieu complètement » du fait de la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour.

« Je crois que la démocratie, c’est le débat, donc je ne le crains pas ». Le ministre de l’Intérieur a remarqué qu’il n’avait « pas chômé » ces dernières semaines avec les violences urbaines, la préparation de son plan de prévention de la délinquance et l’affaire du train Nice-Lyon.

Jacques Chirac avait appelé mardi ses ministres, au premier chef Nicolas Sarkozy, à oublier « ambitions » et « échéances » électorales pour mieux se consacrer à leur travail en 2006. « Les échéances viendront à leur heure. L’expression des ambitions, qui sont parfaitement légitimes en démocratie, doit venir elle aussi à son heure », a lancé le chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy ne s’est en revanche pas senti visé par une autre petite phrase du chef de l’Etat, qui a souhaité mercredi éviter que le débat de 2007 « soit dominé par les extrémismes ou les populismes ». « Je ne pense pas que le chef de l’Etat critique le No2 de son propre gouvernement », a-t-il ironisé. AP