Encourager la France qui travaille


Nicolas Sarkozy souhaite que l’écart entre revenus salariaux et allocations sociales soit accru au profit des premiers afin d’encourager « la France qui travaille » et corriger ce qu’il juge être une « injustice ».

« Le premier problème économique, c’est qu’il faut maintenant, tout de suite, qu’il y ait davantage de différence entre la récompense que l’on donne à ceux qui travaillent et l’assistance que l’on donne à ceux qui ne travaillent pas », a déclaré le ministre de l’Intérieur en marge de l’inauguration de la foire agricole de Châlons-en-Champagne.

« Je pense à la France qui se lève tôt, qui travaille dure et qui ne comprend pas pourquoi dans un certain nombre de cas il y a si peu de différence entre celui qui travaille et ses revenus et celui qui ne travaille pas et ses revenus », a-t-il ajouté. « Voilà une injustice qu’il convient de corriger. »

Le Premier ministre Dominique de Villepin doit présenter jeudi prochain des mesures destinées à relancer l’économie, juste avant les universités d’été de l’UMP, lors desquelles le chef du gouvernement et Nicolas Sarkozy interviendront.

Le président de l’UMP, qui doit de nouveau intervenir le 7 septembre et présenter des propositions de réformes fiscales lors d’une convention du parti majoritaire sur l’économie, a estimé samedi qu’il fallait s’ »interroger sur la pertinence » du modèle social français.

« Le jour où la France qui travaille est découragée parce qu’elle a le sentiment de ne pas avoir la récompense de ses efforts, je me demande bien qui financera les allocations sociales dont ont besoin ceux qui sont exclus », a-t-il dit. « La France qui travaille doit être soutenue et encouragée. »

« Quand on a un minima social, on doit rendre à la solidarité nationale en exerçant une activité en complément de cette allocation que vous verse la solidarité nationale », a ajouté Nicolas Sarkozy. Reuters