«Reprendre contact avec le terrain et ne pas perdre de temps » : tel était le mot d’ordre hier soir de Nicolas Sarkozy. Le ministre de l’Intérieur a pris, hier à 20 h 45, le RER A entre Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis, et Torcy, en Seine-et-Marne. Debout dans la rame bondée, le premier flic de France s’est prêté avec un plaisir non dissimulé au jeu des questions-réponses avec les banlieusards sur le problème de l’insécurité.
« Je voudrais davantage de force de police, a répondu Mélanie, 29 ans. Je n’ose pas prendre le RER après 9 heures du soir. » Les effectifs ne semblent pourtant pas figurer dans les priorités de Sarkozy : « Nous nous étions fixé un objectif de 1 350 policiers dans les transports franciliens il y a deux ans, et nous l’avons atteint. Il s’agit désormais d’améliorer leur organisation et leur armement. » Il s’est ensuite tourné vers un policier du service régional de la police des transports (SRPT) pour connaître les besoins de son équipe, notamment en armes non mortelles.
« Nous sommes bien équipés, mais nous devrions être mieux formés », a suggéré l’agent. Pas facile pourtant de discuter dans une rame de RER avec des dizaines de journalistes et presque autant de policiers massés autour du ministre. Mais les voyageurs, surpris, ont eu l’air satisfaits de cette visite éclair. « J’aime bien Sarko, assure Emmanuelle, 27 ans, qui prend le RER tous les jours. Il a raison de venir à la rencontre des gens, surtout si ça peut améliorer la qualité de cette ligne A. » « J’ai réussi à le prendre en photo ! », se félicite un jeune homme en montrant l’écran de son téléphone portable.
LeParisien