Joëlle Ceccaldi-Raynaud fait de la résistance. D’après l’entourage de Nicolas Sarkozy, sa suppléante dans la 6e circonscription des Hauts-de-Seine, refuse de rendre son siège de député au président de l’UMP. Contactée par l’AFP, Mme Ceccaldi-Raynaud n’a pas souhaité s’exprimer. Maire de Puteaux (Hauts-de-Seine), elle a hérité le siège de Nicolas Sarkozy lorsque ce dernier est entré au gouvernement en juin 2002. Des informations parues ces derniers jours dans la presse font état de son « ressentiment » de ne pas avoir figuré sur la liste de l’UMP aux élections sénatoriales de septembre. Elle a en tout cas signifié récemment par écrit au président de l’Assemblée Nationale Jean-Louis Debré son refus de démissionner, selon le Parisien de jeudi.
« Le problème va se régler dans les jours à venir, on pense qu’elle va partir. L’idée de Sarkozy est qu’il y ait une élection partielle fin janvier ou début février », assure un proche conseiller de M. Sarkozy sans donner de précisions sur la solution envisagée. « Il est assez légitime que le président du premier parti de France soit représenté à l’Assemblée Nationale », a ajouté la même source.
Nicolas Sarkozy est également président du conseil général des Hauts-de-Seine. Retrouver son siège de député lui permettrait de se recentrer sur son fief départemental, en ayant plus de visibilité qu’au conseil général, pour faire des Hauts-de-Seine « une vitrine, un terrain d’essai sur certaines de ses idées, comme la discrimination positive », selon la même source.
Le « problème » intervient à un moment délicat car le père de Mme Ceccaldi-Raynaud, Charles, ancien maire de Puteaux, est très gravement malade.